Fin septembre, le secteur privé belge comptait à peu près autant d'emplois qu'un an auparavant, comme le révèle le nouveau Baromètre de l'emploi de SD Worx et Ortelius. Cette stagnation de la création d'emplois est certes préférable aux baisses d'une année sur l'autre observées à la fin de l'année dernière et au début de cette année, mais elle n'a rien d'exceptionnel. De plus, la dichotomie au sein de notre économie persiste : le secteur des services s'en sort plutôt bien avec un gain de 12 500 emplois, tandis que l'industrie et la construction en ont perdu 13 000.
Le secteur manufacturier continue donc d'encaisser les coups : 8 100 emplois en moins en un an. Le secteur de la construction (-3 400) et celui de l'énergie et de l'eau (-1 500) sont également en recul. Le coût élevé de l'énergie, la concurrence acharnée de la Chine et les coûts salariaux élevés continuent de peser sur la compétitivité de l'industrie belge.
Si l'on ventile la création d'emplois en fonction de la taille des entreprises, on constate que ce sont les entreprises de taille moyenne qui tirent le char. Elles ont créé 3 400 emplois, tandis que les grandes entreprises en ont supprimé autant. Dans les petites entreprises, l'emploi est resté stable.
Au niveau régional également, les tendances divergent. La Flandre compte 800 emplois de plus qu’il y a un an. C’est le deuxième trimestre consécutif de croissance annuelle, après une longue période de baisse. Cette baisse était liée au poids plus important de l’industrie et des activités orientées vers l’exportation en Flandre. Bruxelles affiche également de meilleurs résultats qu’auparavant, avec 700 emplois supplémentaires. En Wallonie, où la croissance de l'emploi était encore relativement forte en 2025, le nombre d'emplois est inférieur de 1 900 à celui de l'année dernière.
Le baromètre de l'emploi s'appuie sur les données salariales de SD Worx concernant plus d'un million de salariés et est disponible avant même la publication des chiffres officiels.