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Économie

Qui fait confiance au dollar américain ?

L'année a été mouvementée pour le dollar. Toutefois, abstraction faite des hausses et baisses passagères de la devise américaine, la tendance structurelle reste plutôt baissière. Comment l’expliquer ? Et quelles opportunités offre-t-elle ? Signifie-t-elle également la fin du statut du refuge du dollar ?

Poussée inflationniste : fausse alerte ?

Les prix aux États-Unis sont en hausse, et pas qu’un peu. L’inflation annuelle pour le mois d'avril a atteint 4,2 %. Les analystes et les investisseurs étaient inquiets, car il ne faisait aucun doute que ce chiffre serait élevé. La question est maintenant de savoir si cette poussée inflationniste est de nature temporaire ou si nous sommes partis pour une inflation durable. Les banques centrales vont-elles réagir avec autant de sang-froid qu'elles nous le font croire ? L’investisseur peut-il apprendre à vivre avec l'inflation ?

Le fossé entre les entreprises « à l’épreuve du coronavirus » et les autres se creuse

L’impact de la crise du coronavirus sur la bourse a-t-il été complètement assimilé ou les marchés financiers connaissent-ils un délire dont ils vont se réveiller brusquement ? En tout cas, nous pouvons tirer une conclusion : le fossé entre les entreprises « à l’épreuve du coronavirus » et les autres n’a jamais été aussi grand et ne fera que s’élargir à l’avenir.

Dividendes, vrais ou faux amis?

Rockefeller, le célèbre magnat américain, a un jour déclaré : « Do you know the only thing that gives me pleasure? It’s to see my dividends coming in. »

Gageons que vous avez d'autres bonheurs dans la vie que le simple fait de percevoir des dividendes, mais en tout état de cause, les investisseurs en ont toujours été friands.

Ce n'est pas surprenant, car par rapport au taux d'intérêt nul sur les investissements traditionnels à revenu fixe comme les livrets d'épargne ou les obligations d'État, les rendements des dividendes ont de quoi séduire. On parle généralement d'un coupon annuel de 2 à 3 % pour les entreprises saines.

Coronavirus : wake-up call et game changer

La situation évolue très rapidement. Le risque est donc grand que les faits soient largement dépassés lorsque vous lirez ces lignes. Il est en revanche intéressant de se pencher sur certaines tendances à long terme créées ou accélérées par le virus. Ces tendances et ces changements de paradigme se manifesteront encore des années durant.

Situation malsaine : de plus en plus d’entreprises déficitaires !

Chez Econopolis, nous avons mené une analyse approfondie et sommes arrivés à la conclusion que pas moins de deux tiers des secteurs n'avaient plus aucune valeur parmi les actions européennes. Nous entendons par là que l'évolution structurelle des bénéfices a été négative sur une période de quinze ans. Cela met en perspective la récente euphorie du ‘buy Europe’, que l’on retrouve dans diverses perspectives publiées en début d'année.

Faire une croix sur les obligations ? Pas si vite...

Les emprunts d’État des principaux pays industrialisés sont sur un marché haussier séculaire depuis plus de 30 ans. Depuis les années 1980, les taux d'intérêt à long terme sur les emprunts des États les plus solvables sont sur la spirale descendante. Cette situation a fait flamber la valeur de cette réserve d’obligations mondiales. La valeur d’une obligation est en effet inversement corrélée aux taux d'intérêt : de manière générale, plus les taux baissent, plus la valeur d’une obligation augmente.

Un fonds de pension scandinave met en garde contre les taux négatifs

Un des plus grands fonds de pension scandinaves met en garde contre les effets néfastes des taux négatifs. C’est ce qu’on pouvait récemment lire sur Bloomberg. Le directeur d'investissement du fonds finlandais Ilmarinen Mutual Insurance estime que le secteur des fonds de pension « commence seulement à se rendre compte des défis que vont amener les taux d’intérêt négatifs. » Des gestionnaires de fonds de pension danois aussi, notamment PFA, indiquent que les marchés vont encore être confrontés longtemps à ces effets.

Or : « relique barbare » ou valeur ajoutée au sein du portefeuille ?

Paradoxalement, le principal atout de l’or réside dans le fait qu’il ne rapporte pas de revenus récurrents à l’investisseur. En effet, les actions et les obligations, ou les comptes d'épargne si on veut, rapportent des intérêts ou des dividendes vu le risque de contrepartie. L’or fait surtout valoir ses atouts en cas de bouleversements sur les marchés financiers.

À propos des taux négatifs

Début juillet, le taux belge à 10 ans est passé en territoire négatif. Un événement exceptionnel dans l’histoire récente de notre pays. Quelles sont au juste les implications d’un taux négatif ? Comment en est-on arrivé là, qui en est responsable et quelles sont les conséquences pour les particuliers, les entreprises, les investisseurs et les États ?